Un artiste en herbe Né le 21 janvier 1947 à Drancy,
Michel Jonasz grandit dans une famille d'origine juive hongroise. Dès l'âge de 15 ans, il quitte l'école et cherche sa voie dans le domaine artistique.
Il s'intéresse d'abord à la peinture, puis à l'art dramatique avant de commencer à apprendre la musique.
Michel Jonasz fait ses armes de musicien et joue du piano dans divers groupes.
En 1967, il enregistre avec son ami Alain Goldstein un premier 45 tours sous le nom de King Set. Le groupe se sépare aussitôt, mais Michel Jonasz enregistre deux autres disques sous le nom de Michel King Set.
« Changez tout » A partir de 1969, Michel Jonasz sort des singles sous son propre nom, et commence à se faire remarquer du public.
Il enregistre son premier album en 1972, sur lequel figurent deux titres désormais classiques du répertoire de Michel Jonasz, « Super Nana » et « Dites moi ».
Trois ans plus tard, le musicien sort un nouvel album intitulé « Changez tout » sur lequel il chante ses « Vacances au bord de la mer ». Puis, en 1976, le 45 tours « Je voulais te dire que je t'attends » deviendra très vite un autre titre incontournable de son répertoire.
En 1977, Michel Jonasz signe un autre album plus personnel (sans titre) qu'il conçoit de bout en bout, écriture des paroles comprise. On retrouve sur cet opus « Du blues du blues du blues » et le poignant « J'veux pas qu'tu t'en ailles ».
L'artiste commence aussi à écrire pour d'autres interprètes. L'année suivante, il continue dans la foulée en sortant un nouvel album intitulé « Guigui ».
« Joueur de blues » Les années 80 débutent avec un album sobrement intitulé. « Les années 80 commencent », suivi en 1981 de « La nouvelle vie » sur lequel figure le désormais célèbre « Joueurs de blues ».
Ces titres lui permettent de remplir l'Olympia pendant quinze jours. Il compose la bande-originale du film « Clara et les chics types » de Jacques Monnier, dans lequel on retrouve Clara, fan de Michel Jonasz, jouée par
Isabelle Adjani .
En 1983, il est nommé aux Césars dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle pour le film « Qu'est-ce qui fait courir David ? » d'Elie Chouraqui. Il partage l'affiche avec
Francis Huster ,
Nicole Garcia et
Charles Aznavour .
Deux ans plus tard, l'album « Tristesse » révèle « Minuit sonne » et « Lucille » qu'il avait écrite pour
Eddy Mitchell . Sans répit, Michel Jonasz enchaîne avec « Lord Have Mercy » et « Unis vers l'uni ».
Ce dernier album cartonne, notamment grâce au single « La boîte de jazz » qui est un triomphe. Il joue au Palais des Sports de Paris à guichet fermé pendant trois semaines et l'album est certifié disque de platine avec plus de 500 000 exemplaires vendus.
Puis, trois ans plus tard, Michel Jonasz raconte « La fabuleuse histoire de Mister Swing ». Le succès est toujours au rendez-vous. En parallèle, il continue de tourner au cinéma, notamment dans « Le testament du poète juif assassiné » de Frank Cassenti.
Changement de cap Michel Jonasz part aux Etats-Unis en 1992 pour enregistrer l'album « Où est la source ? », où il nous fait part de ses interrogations spirituelles.
Après quelques années de pause, il sort en 1996 « Soul Music Airlines », un titre qui révèle à la fois son goût pour les grands voyages, pour la musique soul (n'a-t-il pas écrit « J'écoute de la musique saoûle » pour
Françoise Hardy ?) et pour les voyages intérieurs.
Retour aux sources et aux petites structures avec l'album suivant, « Pôle Ouest », en 2000, que le chanteur enregistre tranquillement dans le petit studio qu'il a installé chez lui.
Après une longue tournée de plus de 200 dates, Michel Jonasz sort un nouvel album en 2002, « Où vont les rêves », emprunt de nostalgie et naturellement de swing.
Les fans, toujours là Trois ans plus tard, nouvel enregistrement auquel Michel Jonasz ne donne pas de titre. Un album réalisé sans EMI qui ne renouvelle pas son contrat malgré son public fidèle.
Il continue pourtant d'enchaîner les tournages et joue dans « Le Tango des Rashevski » de Sam Garbarski, « Mariage avec mon fils » de Pierre Berecz, « La Maison de Nina » de Richard Dembo ou « La Doublure » de
Francis Veber .
Les fans répondent pourtant bien présents lors de sa tournée qui débute en 2005 pour ne s'achever que deux ans plus tard, après un passage en mars 2007 au Casino de Paris.
Un spectacle ponctué par des titres de son nouvel album « Chanson française » qui réunit douze classiques de la chanson hexagonale. D'Edith Piaf à
Georges Brassens en passant par
Yves Montand ,
Léo Ferré et
Claude Nougaro , Michel Jonasz interprète « La foule », « Les amoureux des bancs publics », « Les feuilles mortes », « Avec le temps » ou encore « Armstrong ».
La fabuleuse histoire de Mister Jonasz Attaché à la scène, le chanteur reprend la route en 2007 pour une série de concerts. Fin 2008, Michel Jonasz fait revivre « La fabuleuse histoire de Mister Swing », à la faveur de la sortie d'un CD/DVD. L'année suivante, c'est avec le Michel Jonasz Trio que l'artiste se produit en mars au Casino de Paris.
On le retrouve une nouvelle fois sur la scène du Casino de Paris du 8 au 12 mars 2011, quelques semaines seulement après la sortie de son album « Les hommes sont toujours des enfants ».
Parallèlement, Michel Jonasz se produit au théâtre avec « Abraham », un hommage musical à son grand père déporté pour lequel Michael Jonasz joue seul dans un décor minimaliste.
En 2013, on le retrouve à l'affiche des films « Rue Mandar » ainsi que d'« Un excellent dossier ! » d'Artus de Penguern.
Début janvier, il chante une nouvelle fois au Casino de Paris et démontre encore qu'il est showman hors pair et un incroyable chanteur. Il part ensuite en tournée pour des concerts intimistes en piano voix.