Séducteur raffiné, d'une élégance nonchalante,
Joe Dassin a marqué les
années 70 avec une série de tubes qui traversent le temps.
Malgré la
disparition aussi subite que brutale du chanteur, son public lui reste
fidèle et garde, à jamais, l'image souriante de cet homme au parcours
exemplAIRe.
Si "
L'Amérique" fut l'un de ses grands succès, c'est bel et
bien dans ce pays qu'il vit le jour. Fils du grand réalisateur
d'origine juive russe
Jules Dassin, ses premières années se passent
dans une insouciance toute hollywoodienne.
Rencontre avec Bob Dylan Victime du maccarthysme, son
père se voit contraint de déménager. Paris sera sa terre d'asile dans
les années 50. A 18 ans, Joe retourne dans son pays natal pour étudier
tout en se frottant aux rudesses de la vie active, histoire de payer
ses cours d'ethnologie. Un temps disc-jokey, il rencontre
Bob Dylan ,
alors à ses tous débuts.
Peu à peu la chanson française l'intéresse
puis le captive. De retour en France, une boutade va décider de sa
vie... Une amie travaillant pour CBS, label alors quasi inconnu ici,
propose, pour rire, de lui fAIRe enregistrer un disque destiné à sa
femme. Le staf f de la maison de disque, impressionné par le résultat,
tente de convaincre
Joe Dassin de son potentiel de chanteur.
Tout d'abord
réticent, le jeune homme se laisse convaincre et enregistre alors un
véritable 45 tours. Malgré le bide total, le jeune hom me de 26 ans sent
cette fois qu'il est fait pour ce métier et décide de persévérer.
Fier de ses origines yankees
En 1966, le titre "
Bip Bip" lui confère le statut de vedette. Son image
de séducteur tranquille et sa belle voix ample séduisent un public
essentiellement féminin.
En digne héritier du perfectionnisme
américain,
Joe Dassin ne laissera plus rien au h
Asa rd. Sa route est
désormais ponctuée de grands succès, que ce soit sur disque ou sur
scène. "
Les Dalton" fait allusion avec un certain humour et à la bande
dessinée
Lucky Luke et à ses origines yankees.
Très vite il reçoit le
Grand Prix de l'Académie
Charles Cros et croule littéralement sous les
récompenses. Les années 60 s'achèvent à peine que le chanteur triomphe
avec "
Les Champs-Elysées".
Impossible désormais de remonter la plus
belle avenue du monde sans penser aux paroles adaptées d'un hit
américain "
Waterloo road" par
Pierre Delanoë et qui sera lui-même
traduit dans diverses langues, assurant à ce titre un succès
planétAIRe.
Malgré une première alerte de santé avec un infarctus en
69, l'artiste refuse de s'apitoyer sur son sort et poursuit ses
tournées de plus belle.
Les pochettes de tous les singles de
Joe
Dassin, entre 1968 et 1972, ont pour point commun original de past
Cher
des affiches de western. En 1975, nombreux sont les couples qui se sont
formés grâce au slow langoureux "
L'Eté indien".
Boby Lapointe, devenu
son ami, lui permet de rencontrer
Georges Brassens , son idole. Loin du show
biz, ce simple dîner restera gravé dans la mémoire du chanteur. Les
années suivantes l'image du séducteur au costume blanc continue de
séduire avec : "
Ça va pas changer le monde", "
A toi".
Une santé chancelante En 1979,
l'artiste ignore qu'il monte pour la dernière fois sur les planches de
l'Olympia, tandis que sort
son ultime 45 tours :
"The guitar don't lie".
Joe Dassin, affaibli, par les attaques cardiaques, contraint
Joe
Dassin à se reposer sur une île acquise des années auparavant. Un
ultime infarctus le terrasse en plein été 80, le 20 août.
"
Il était une fois Joe Dassin",
Depuis la disparition de celui qui est devenu, aujourd'hui, une légende, les hommages se succèdent, CD ou encore DVD.
Mais c'est à la faveur de la comédie musicale, "
Il était une fois Joe Dassin", que l'artiste revient sur les devants de la scène en 2010.
Le spectacle, qui reprend ses grands tubes, se joue à Paris au Grand Rex du 1er octobre ou 12 novembre avant de partir en tournée en régions, en Belgique et en Suisse jusqu'en 2011.