Ses débuts dans les églises C'est en qualité de soliste au sein de la chorale de son église que le jeune
Stevland effectue ses premiers pas.
Atteint de cessité depuis sa naissance à la suite d'une erreur médicale, il développe un sens du rythme qui lui permet de jouer et de maîtriser le piano, dès ses sept ans, ou encore l'harmonica.
Egalement influencé par le gospel et le Rythm and Blues, le jeune prodige n'a que onze ans lorsqu'il est découvert par
Ronnie White, compositeur et membre du groupe
The Miracles aux côtés de
Smokey Robinson.
"I call pretty music", son premie 45 tours Tout s'enchaîne alors rapidement. Il signe chez Motown, sous le nom de
Little Stevie Wonder et sort en 1962 son premier 45 tours, "
I call it pretty music". Malgré la présence de
Marvin Gaye à la batterie, le disque demeure quasi anonyme.
Un an plus tard, en revanche, c'est le premier succès avec "
Fingertips". Non content d'assurer la composition de ses chansons (il compose également pour
The Spinners "It's a shame" et
Smokey Robinson "The tears of a clown") il devient également producteur en 1970 sur l'album
"Signed, Sealed and delivered" qui contient le célèbre
"My Cherie amour".
En 1971, toujours dans un souci d'émancipation et d'autonomie,
Stevie Wonder , obtient de
Tamla Motown une liberté artistique totale et le versement d'un milLion de dollars de royalties contre 30 accumulés par la maison de disques.
L'émancipation du génie de la soul C'est donc logiquement que
Stevie Wonder réalise lui même "
Music of my mind" dans lequel il recourt à des synthétiseurs. Dans les albums "
Talking books" en 1972 et "
Innervisions" un an plus tard, le chanteur s'intéresse à des thèmes sociaux avec les titres "
Big Brother" ou encore "
Living for the city".
Avec "
Superstition" et "
You are the sunshine of my life", le succès se confirme.
Stevie Wonder devient une icône de la pop et du rythm and blues.
Admirateur de
Duke Ellington, le compositeur et interprète lui dédie la chanson "
Sir Duke" qui fait partie du double album "
Songs in the key of life" en 1976.
Quatre ans plus tard,
Stevie Wonder rend hommage, cette fois, à
Martin Luther King. "
Happy Birthday" résonne comme un manifeste pour que le jour anniversAIRe du pasteur devienne férié aux Etats-Unis. C'est chose faite à partir du 20 octobre 1983. Toujours dans l'album "
Hotter than july" en 1980, il célèbre
Bob Marley avec "
Master Blaster".
"I just call to say I love you" En 1982, c'est la rencontre entre deux légendes. Le génie de la soul
Stevie Wonder chante avec l'ex
Beatles,
Paul Mac Cartney, "Ebony and Ivory" qui arrive en tête des hits parade britanniques. "
I just call to say I love you", extrait du film
"The women in red" connaît le même destin et par la même est récompensée par l'Oscar de la meilleure chanson originale.
Touché par la fAmine en Afrique, l'artiste participe très largement à la chanson caritative "
USA for Africa" en 1985, année marquée par l'album "
Square circle" et la chanson "
Part time lover".
Six ans plus tard, le retour de
Stevie Wonder s'effectue à la faveur du film de
Spike Lee, "Jungle fever", avant la sortie de l'album "
Conversation peace" en 1995.
Stevie Wonder effectue son come-back
Il faut attendre dix ans pour l'artiste sorte un nouvel album.
"A time 2 love" aux styles musicaux variés.
Au cours de l'année 2006, il collabore avec le monde du rap avec des stars telles que
Busta Rhymes ou
Snoop Doggy Dogg.
A l'instar de son idole
Ray Charles,
Stevie Wonder a initié un sens du rythme, de la mélodie, des harmonies et des sonorités qui lui vaut d'avoir marqué durablement de son empreinte l'histoire de la musique de ces quatre dernières décennies.
Un parcours récompensé par plus d'une vingtaine de Grammy Awards.