Dès le début des années 60, celui qui n'est pas encore
Nicolas Peyrac
souffre du déracinement.
Ses parents divorcés, il est contraint de
suivre sa mère aux Etats-Unis durant un an avant de rejoindre son père
en Bretagne. Un voyage Outre Atlantique qui lui permet toutefois
d'élargir sa culture musicale, très encrée jusqu'alors dans les
classiques français,
Léo Ferré ou encore
Jacques Brel.
Aussi doué pour la musique que pour la photographie, c'est d'abord son
oeil avisé qui permet à
Nicolas Peyrac de s'illustrer puisqu'il réalise
de nombreuses pochettes de disques, dont certaines pour
Gilbert Bécaud.
Un homme polyvalent Le jeune a plus d'une corde à son arc, il suit également des études en
médecine, un cursus qu'il abandonne en 6éme année pour se consacrer
entièrement à la
Chanson .
Un univers qu'il découvre en 1972 à la faveur
de sa rencontre avec le frère de
Michel Legrand .
Editeur de
musique, il apprécie ses textes qui sont rapidement repris par
d'autres, notamment par
Marie Laforêt qui interprète "
Tant qu'il y
aura des chevaux" en 1973. Un titre qui lui vaut un contrat chez Pathé
Marconi qui déchante rapidement après les échecs de ses deux premiers
45 tours.
"So far away from L.A... Et [de] mon père"
Le succès du nostalgique "
So far away from LA" en 1975
Change la
donne et lui confère le statut de vedette. Son succès se confirme avec
son disque suivant "
Et mon père" qui lui vaut l'Oscar de la
Chanson
française, décerné par la Sacem.
Fort de cette réussite, l'artiste enchaîne les prestations scéniques
dont une première partie de
Serge Lama en 1976 et une tournée au Japon.
Dans le même temps, il sort son troisième album, "
Quand pleure la
petite fille".
L'année suivante il se produit aux côtés
Marie-Paule
Belle ou encore de
Dalida à l'Olympia, une salle où il se voit (déjà)
en haut de l'affiche en 1979. Parmi les titres qu'il interprète, deux
nouveaux succès "
Le vin me soûle" et "
Je pars".
Pour autant, la fin des années 70 est marquée par un passage à vide.
Après le décès de sa mère, il part en Californie. Et si les scènes
continuent de s'offrir à
Nicolas Peyrac au début des années 80, Bobino
en 1981, la Corée deux ans plus tard et l'Océan Indien en 1985, le
succès devient plus incertain.
Le chanteur se mue alors en auteur et ses textes sont repris par les
plus grands, Johnny interprète "Je n'oublierai jamais" en 1982 et
Placido Domingo "
Les eaux du Mékong" trois plus tard.
Le puzzle se reconstitue
Face à sa carrière de chanteur qui vacille,
Nicolas Peyrac sombre dans
la dépression et il faut attendre 1989 pour le voir revenir avec "
J'taimais trop, j't'aimais tellement", un disque emprunt des problèmes
personnels qui le hantent et qui entraînent son départ en 1993 pour le
Québec, mais c'est finalement au Montréal qu'il décide de poser son
lourd bagage.
Ce nouveau départ lui permet de redevenir productif, un roman d'abord "
Qu 'importe le boulevard où tu m'attends", en 1994 et un disque "
J'avance", un an plus tard.
En 1996, la blessure semble être définitivement refermée et l'artiste
se produit au Casino de Paris en 1996 et Bobino en 1997, l'année de la
sortie de "
Puzzle".
Le bonheur retrouvé Bien que lâché par sa maison de disques,
Nicolas Peyrac aussi inspiré
que déterminé, recourt à un label indépendant pour son quinzième album,
"
Autrement", qui sort en 1999. Des titres en hommage au cinéma écrits
en collaboration avec sa complice,
Annette Wyle.
Quatre ans plus tard, "
Seulement l'amour" témoigne de son bonheur
retrouvé tandis que sa compilation "
Toujours une route", sortie en
2005 permet à ses groupies de redécouvrir ses plus grands succès. Un an
plus tard, il se produit à Paris à l'Européen.
Retour également sur scène de
Nicolas Peyrac le 5 juin sur la scène de l'Alhambra.
En septembre 2009, le chanteur se produit également à Genève et près de Lens.