LA nouvelle vague déferle sur grand écran

Plus qu’un courant ou une simple amicale de génie du 7e art, ce fut un phénomène de poésie et de justesse.

La nouvelle vague © Nostalgie
A l'initiative de la nouvelle vague (référence aux critiques dont Jean-Luc Godard et François Truffaut qui dénoncent la stagnation du cinéma français ainsi qu'à une nouvelle technique cinématographique qui introduit les variations de vitesse, les fausses coupes et les plans très longs), la loi du cinéma narratif classique est largement transgressée. Le 7éme art est en pleine mutation. 

Agnès Varda s'offre " Cléo de 5 à 7 ", les Jets et les Sharks s'affrontent dans "West side story " de Robert Wise tandis que l'héroïne de BD, "Barbarella" arrive sur le grand écran sous les traits de Jane Fonda ; une adaptation deRoger Vadim qui avait déjà scandalisé en représentant Brigitte Bardot dans l'attitude de " La source " d'Ingres sur l'affiche de son film " La Bride sur le cou" (l'affiche sera d'ailleurs interdite).

En 1960, "La Dolce Vita" de Federico Fellini, récompensé par la Palme d'Or au Festival de Cannes, est condamné par le Vatican et hué par le public cannois. 
Aujourd'hui, la scène où Anita Ekberg se baigne dans la fontaine de Trevi, l'une des plus célèbres du cinéma, ne choque plus personne.       Caroline LEBENBOJM