D'où viennent les surnoms des stars?

Si l'on comprend aisément pourquoi Madonna est surnommée The Queen of Pop, d’autres pseudonymes de chanteurs sont plus mystérieux. De Bambi à The Artist, décryptage des surnoms des stars.

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Michael Jackson alias Bambi

Si tout le monde sait que Michael Jackson a depuis longtemps épousé le sobriquet de Bambi, personne ne sait en revanche comment et pourquoi ce surnom est apparu. L’hypothèse la plus probable est à chercher dans sa fascination pour l’enfance. Une enfance qu’il n’a pas vécue dans l’insouciance comme la plupart de ses congénères. En effet, à 6 ans, il mène déjà le groupe familial The Jackson Five avant d’embrasser une phénoménale carrière solo et de devenir le roi de la pop. Son modèle : Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir. Sa propriété : Neverland, une maison avec un parc d’attractions en guise de jardin. Ces thèmes de l’enfance et de Disney expliquent sans doute pourquoi on appelait Michael Jackson Bambi.

Prince alias The Artist

Né Prince Rogers Nelson, celui qu’on appelle généralement Prince s’est fait remarquer, outre par son génie en matière de musique, par la succession de surnoms qu’il a portés. His Royal Badness ou His Purple Majesty a multiplié les pseudonymes en fonction de ses collaborations. Un temps appelé Joey Coco, Prince se voit également surnommé Le Kid de Minneapolis par les journalistes. Il tire une croix sur son nom Prince en 1993 et se présente sous un symbole qui combine les symboles féminin et masculin. Il devient ainsi Love Symbol. Mais les médias lui trouvent un nouveau pseudonyme : TAFKAP, un acronyme signifiant The artist formerly known as Prince, soit l’artiste anciennement connu sous le nom de Prince ou plus simplement The Artist. Et en 1995, c’est sous le pseudo de Tora Tora qu’il publie "Exodus", son nouvel album conceptuel.

David Bowie alias Ziggy Stardust

Trois ans après le succès de "Space Oddity", David Bowie sort en 1972 un nouvel opus : "The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars". Le titre "Ziggy Stardust" devient plus qu’un tube, un symbole de l’avènement du glam rock. Avec les cheveux teints en rouge, David Bowie incarne un personnage alternatif et joue sur son ambiguïté sexuelle. Dès lors, David Bowie est régulièrement baptisé Ziggy Stardust.

Serge Gainsbourg alias l'homme à la tête de chou

C’est à la suite d’une rencontre avec une œuvre d’art que Serge Gainsbourg est devenu l’homme à la tête de chou. Il tombe en effet sous le charme d’une sculpture ainsi nommée, signée Claude Lalanne, qui représente un homme assis avec un chou à la place de la tête. Complexé par son physique, Serge Gainsbourg se retrouve dans cette œuvre et l’acquiert. Et en 1976, celui qu’on appelle aussi Gainsbarre sort l’album "L’homme à tête de chou" qui s’ouvre par la chanson du même nom.

Renaud alias Mister Renard

Renaud traverse une période difficile et cède parfois sa place à Mister Renard, son alter ego en proie à la dépression. Il fait ainsi référence à Gainsbourg et son côté sombre, Gainsbarre. En 2002, il sort "Boucan d’enfer" et retrouve le chemin du succès notamment avec "Manhattan-Kaboul" en duo avec Axelle Red. Figure également le titre "Docteur Renaud Mister Renard" dans lequel il évoque son combat. Et quand il revient en 2016 avec "Toujours debout", c’est le surnom Le Phénix que lui donne la presse car il renaît toujours de ses cendres. En 2017, il signera d’ailleurs le "Phénix Tour".

Johnny Hallyday alias l’idole des jeunes

Jean-Philippe Smet s’est rapidement fait connaître sous le pseudonyme de Johnny Hallyday, mais son exceptionnelle carrière et son incroyable longévité lui valurent divers surnoms, à commencer par l’idole des jeunes. Au début des années 60, il enchaîne les succès et l’album "L’idole des jeunes" sort en 1962 avec la chanson titre, adaptée de la chanson américaine originale "TeenAge Idol". Nouveau raz-de-marée pour Johnny Hallyday qui verra ce sobriquet lui coller à la peau pendant de nombreuses années. Divers surnoms marquant le respect pour sa carrière lui seront ensuite donnés : le Taulier, le Patron ou encore le Boss à l’instar du chanteur américain Bruce Springsteen.

Michel Polnareff alias l’Amiral

Drôle de surnom pour le génial compositeur de "Lettre à France", "On ira tous au paradis" ou "Love Me, Please Love Me" ! C’est bien après ses années de succès que Michel Polnareff hérite de ce pseudonyme. Ses fans l’appelleront ainsi à partir de 1996, année de lancement de Polnaweb, le site internet officiel du chanteur sur lequel il apparaît aux commandes d’un étrange vaisseau.

Eddy Mitchell alias Schmoll

En 1968, Eddy Mitchell sort son neuvième album studio, intitulé "Sept colts pour Schmoll". Si l’on y trouve les adaptations de "Sunny", d’"Only you" ou de "The Fool on the Hill" des Beatles, l’album contient également une bande dessinée dans laquelle Eddy Mitchell incarne un personnage de western qui n’apprécie pas d’être appelé Schmoll. Dès lors, ses proches et ses fans l’appellent Schmoll par pure taquinerie.