Julien Clerc, un chanteur aux engagements multiples

S’il demeure assez discret sur ses engagements et ses convictions, Julien Clerc n’en demeure pas moins un artiste qui prend régulièrement position et qui s’investit sur divers sujets.

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Julien Clerc, partisan de l’abolition de la peine de mort

Au fil des décennies, Julien Clerc s’est imposé dans le paysage de la chanson française comme un interprète majeur. Son talent lui a permis de traverser les générations et les époques sans perdre de sa superbe et de son pouvoir d’attraction. Néanmoins, il serait totalement réducteur de cantonner cet artiste aux multiples talents à un rôle de crooner particulièrement doué. En effet, Julien Clerc est aussi un chanteur engagé. Un engagement pas toujours voulu, l’une de ses premières chansons "La Cavalerie" étant reprise sur les barricades par le mouvement étudiant de mai 1968 alors que Julien Clerc ne se sentait pas particulièrement concerné. En revanche, quelques années plus tard, c’est bien pour prendre position qu’il chante "L’Assassin assassiné", un texte écrit par Jean-Loup Dabadie en 1976 et qui milite ouvertement contre la peine de mort. Il ira même plus loin en se rendant au procès de Norbert Garceau en compagnie de son avocat Robert Badinter qui deviendra, en 1981, ministre de la Justice et fera voter l’abolition de la peine de mort en France.

Julien Clerc fidèle aux Restos du Cœur et à Sol En Si

Très tôt, avant que ce sujet ne fasse la une, Julien Clerc s’est intéressé à l’écologie et n’a pas hésité, lors de nombreuses interviews, à tirer la sonnette d’alarme. Un combat qu’il mène au quotidien sans véritablement se servir de sa notoriété. En revanche, celle-ci lui a permis de prendre ouvertement fait et cause pour plusieurs associations, à commencer par les Restos du Cœur. Fondée en 1985 par Coluche, cette association lutte chaque hiver pour offrir à manger aux plus démunis. Tous les ans, la troupe des Enfoirés se réunit pour organiser un grand concert et enregistrer un album afin de collecter des fonds et Julien Clerc fait partie des piliers de la troupe. Un engagement longue durée comme l’est aussi celui qui le lie à l’association Sol En Si (Solidarité Enfants Sida) qui lutte contre le sida et dont Julien Clerc est l’un des prestigieux parrains depuis 1993. Une cause pour laquelle il a une nouvelle fois mis sa célèbre voix à disposition.

Julien Clerc ambassadeur de bonne volonté pour l’ONU

Comme en témoignent ses divers engagements, Julien Clerc ne fait pas partie de ces artistes renfermés sur eux-mêmes, bien au contraire. Il n’hésite pas à répondre aux sollicitations dès lors qu’il s’agit d’aider. En 1984, il participe ainsi au collectif "Chanteurs sans frontières", fondé par Renaud pour lutter contre la famine en Éthiopie. En 1988, il répond aussi à l’appel de Charles Aznavour afin de collecter des fonds suite à un dramatique tremblement de terre survenu en Arménie. Il s’associe également à l’Unesco pour la lutte contre le cancer ou encore au Téléthon dont il est le parrain lors de l’édition 2008. Quelques années plus tôt, en 2002, il accepte de céder les droits de la chanson "Partir" au Haut Commissariat des Nations Unies (UNHCR) pour les réfugiés, afin que les droits d’auteur liés à ce titre permettent de venir en aide aux réfugiés du monde entier. Un geste fort qui lui vaudra peu après d’être le premier artiste français à devenir ambassadeur de bonne volonté pour la francophonie de l'ONU.