Les jouets de légende

Garçons ou filles, à chacun son terrain de jeu. Il y a les billes ou encore les trains miniatures pour les uns et la marelle ainsi que l’élastique pour les autres. Il y a évidemment les fédérateurs, comme la toupie, les cartes et l’ours en peluche Autant de jouets qui ont traversé les âges et l’histoire que Nostalgie vous narre à l’heure du coucher…

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De Teddy Bear à Nounours…. Doudous devant !

La nuit tombe, à nounours de jouer...
L’histoire de la peluche commence au tout début du 20 ème siècle en Europe. À Giengen (Allemagne), un dénommé Richard Steiff, s’amuse à dessiner des ours qu’il voit au Zoo. Margarete Steiff, sa tante, créatrice de jouets, se charge du reste. Le premier ours en peluche est en marche.

Quelque peu différents des ours actuels. Ceux-là possèdent, à l’époque, des articulations plutôt rudimentaires, une bosse dans le dos, de grands bras, un museau assez long et des griffes brodées.

A la même époque, ou presque, à New-York, la même idée germe dans la tête de Rose et Morris Michtom. En effet, le couple s’inspire d’un dessin sur lequel le président Roosevelt refuse de tuer un ourson.  
Pour la petite histoire, le nom Teddy Bear est un clin d’œil au président Théodore Roosevelt. C’est bien Morris Michtom qui en est à l’origine.

En France, il faut attendre 1921, avec les créations de Marcel Pintel. Ces ours-là ne possèdent plus de bosse dans le dos, leur museau et leur bras sont également plus courts. Leur aspect se rapproche beaucoup plus des peluches d’aujourd‘hui.

L’ours n’est pas seulement un célèbre doudou, certains ours sont devenus de véritables stars.

Le plus célèbre de tous les ours, c’est évidement, celui de Walt Disney, Winnie l’ourson bien sûr. L’ours jaune qui adore le miel possède sa série télévisée, des longs métrages des  produits dérivés, des jeux vidéo. Une vraie star.

Par ailleurs, qui n’a jamais lu les aventures du « Petit ours brun » ? Le petit ourson toujours curieux, qui peut compter sur les bons conseils de Maman Ours et Papa Ours.

Un autre ours a su se démarquer. Il s’agit de Nounours, de la série pour enfants « Bonne nuit les petits ». Arrivé en 1962, sur la première chaîne de l’ORTF, l’ours va quelque peu rajeunir les  programmes.

De la chambre de nounours à la cour de récréation il n’y a qu’un saut… à l’élastique.


L’élastique c’est un jeu fantastique

Un élastique c’est un objet des plus basiques. Pourtant, allez savoir pourquoi les filles passent autant de temps à y jouer ?

Vous êtes au moins trois, improvisez donc un jeu à l’élastique. En effet, pour se lancer dans une partie de saut d’élastique il faut être au moins trois.

A l’intérieur, à l’extérieur ou encore sur, tous les moyens sont bons/
Vitesse et précipitation sont à bannir et les garçons aussi !


1, 2,3… marelle

Prenez un caillou, une craie et dessinez votre parcours sur le sol... c’est gagnez ou presque. La partie  de marelle peut commencer.

Le dessin se compose de neuf cases. Du numéro un tout en bas jusqu’au numéro neuf au sommet. Le un représente la terre, tandis que le neuf représente le ciel. Pour remporter la partie, il suffit d’atteindre le ciel.

Sauter de case en case, c’est subtil et cela permet aux enfants de travailler aussi bien leur équilibre que leur faculté à compter, simple mais efficace.


Bille en tête !

Véritable butin à posséder, les billes sont depuis toujours les reines des cours de récré.

L’origine des billes remonterait à l’époque des Egyptiens (2600 avant JC), des Babyloniens, des Romains ou encore des Germaniques.
En silex, en pierre ou encore en terre cuite tout est bon.
C’est vers 1800, que porcelaine et faïence deviennent les matériaux de fabrication. En 1946, un souffleur de verre allemand invente même les ciseaux à billes, un concept qui parvient à accélérer la production massive de billes de verre.

Enfants ou adultes, nombreux sont ceux a être séduits  comme les aristocrates au XVIIe siècle ou même Abraham Lincoln, un joueur émérite de l’old bower, l’équivalent américain du jeu européen.

C’est bien simple, un trou, des billes, le tour est joué. Vous avez compris. Pour le reste il s’agit de faire rentrer sa bille dans le trou ; le premier qui l’emporte rafle la mise.

Il y aussi les variantes, comme notamment remplacer le trou par une bille. Objectif, percuter la bille de « l’adversaire »… Nous sommes proche de la pétanque, version enfantine.

Variétés dans le jeu donc mais également dans les billes. Mini, normale, boulard, calot ou encore mammouth, nombreuses sont les espèces. Certaines sont évidemment plus prisées que d’autres pour leur rareté comme les calots ou les mammouths.

Si cela roule toujours pour les billes, ça tourne encore pour le yoyo


Le yoyo

Le fil à la patte… Le yoyo enivre, les adeptes sont nombreux et les figures tout autant. Il faut savoir dompter les figures que sont le chien ou encore le serpent ainsi que maîtriser son swing.

Considéré comme l’un des plus anciens jouets après la toupie évidemment le yoyo est apparu aux Philippines. L’idée est venue en observant la langue d’un caméléon qui faisait ce va et vient.

Les aristocrates anglais sont les premiers adeptes européens. La commercialisation de masse, elle, intervient aux Etats-Unis en 1930 grâce à Donald Duncan.
 
Avec sa firme de jouets, Duncan Toys Company, Donald Duncan organise de grands concours de yoyos et rend son produit très populaire.

Comme toujours la technologie apporte son lot de changement. Roulement à billes, effets sonores et visuels sont désormais de mise. Les règles évoluent également. Il ne s’agit plus juste de faire monter et descendre son yoyo, ce qui compte désormais ce sont les figures artistiques.

Si l’effet yoyo est en marche, le train l’est aussi


Le train miniature

Dernier appel, le train va bientôt partir…. Un jouet peut-il intéresser les petits comme les grands ? Oui, le train miniature en est la parfaite illustration. Quel enfant n’a jamais rêvé de devenir chef de gare ou  conducteur de train ?   

Tout débute à l’aube du 20ème siècle. Les premiers modèles apparaissent sur le marché. À l’époque, il  s’agit surtout de prototypes. En effet, il est encore compliqué de trouver la bonne échelle pour reproduire fidèlement les trains.

En 1962, l’échelle (1/160) voit le jour grâce à l’entreprise de jouets allemande, Arnold GmbH. Deux ans plus tard, ce format est normalisé au niveau international et prend l’appellation d’échelle « N ».

Depuis cette époque, le modélisme à énormément évolué, l’électronique y étant pour beaucoup. Il peut désormais y avoir des bruitages ou encore des panneaux de signalisations qui s’animent.

Avec les nouvelles technologies les trains miniatures ont encore de beaux jours devant eux.


1000 bornes, la route est longue !

Avec le « 1000 Bornes », au delà du jeu, il y a la stratégie. Pour faire la course en tête, la réflexion est votre meilleur allié.

Crée en 1954, par Edmond Dujardin, ce jeu de cartes propose au joueurs de parcourir une distance de 1000 bornes pour remporter la victoire

Le jeu des « 1000 bornes » se démarque des autres jeux de cartes, car il est un moyen de s’initier au code de la route.
Des accidents de voitures aux pannes d’essence en passant par les pneus crevés, tout est là pour nous rappeler les joies de la conduite.

Très à la mode durant une période, le jeu finit même par être adapté sur console de jeu. Le progrès est en marche !
 

Un jeu qui n’est pas sans famille

Dans la famille Martin, je voudrais le grand père.

Vous l’aurez compris il s’agit du jeu de cartes les 7 familles, un concept qui daterait de la fin du XIXe siècle. Il y a comme son nom l’indique, 7 familles composé de 6 membres : Le père, la mère, le fils, la fille, le grand-père et la grand-mère. Pour remporter la partie, il suffit de reconstituer le plus de familles possible.

Suivez bien. Le batteur de cartes est désigné par le sort. Il les mélange puis en distribue huit à chaque joueur.  Il suffit ensuite de demander la carte qu’on souhaite à son voisin. S’il la possède, elle devient nôtre et permet de rejouer. Cependant si la carte n’est pas dans son jeu elle nous fait passer un tour.

Dès qu’un joueur possède une famille complète, il la pose devant lui. Le vainqueur est celui qui dispose du plus grand nombre de famille complète.


Avoir les cartes en main, c’est évidemment un élément essentiel dans le Jeu de l’oie.


Le jeu de l’oie

La ferme et les animaux intriguent et passionnent les enfants, le jeu de l’oie était donc une évidence.

Une fois encore ce jeu paraît tellement ancien qu’il est complexe déterminer ses véritables origines. Cependant, il aurait déjà existé à l’époque de la Grèce antique. Des milliers d’années plus tard, malgré certaines évolutions, le jeu n’a pas pris un seul cacardement.

Arriver le premier, tel est évidemment l’objectif. Attention toutefois, il y a certains éléments qui rendent la tâche complexe. La mère peut être perverse et et vous renvoyer quelques cases en arrière.



Les petits chevaux… La course au galop

Chaussez vos bottes, attrapez vos montures et galopez tout droits vers la victoire.

Le jeu aurait fait sa première apparition en France vers 1935. C’est une variante de jeux qui se joue alors en Europe et aux Etats-Unis. Le nom de l’inventeur qui revient le plus souvent serait celui de  Tristan Bernard, un romancier français.

Un jeu simple mais très prenant. Il y a un terrain avec des cases et quatre pions en forme de chevaux, qui à la base étaient sculptés dans le bois. Pour remporter la course, il faut terminer le parcours en forme de croix. Mais pour cela mieux vaut être chanceux au lancé de dès.


Si les jeux vidéos semblent remplacer nos jouets d’antan, la matière (du verre en passant par le bois), la subtilité (analyse ainsi que stratégie) ou encore l’imaginaire confèrent à ces jeux un esprit d’éternité. Indémodables, chéris, ils demeurent, dans l’inconscient collectif et par delà les frontières, fédérateurs et rassurants. Autant de valeurs qui en font des légendes