Mick Lanaro : ses amis, ses artistes, ses emmerdes…

Bernard Lavilliers, Henri Salvador, Johnny Hallyday, Claude Nougaro… voici une partie des nombreux artistes que Mick Lanaro a croisé au fil de sa carrière d’ingénieur du son, puis de producteur. Aujourd’hui retiré de la profession, Mick Lanaro décrit les coulisses du show-biz dans un livre intitulé « Mes amis, mes artistes, mes emmerdes »

Tout a commencé en 1966. Mick Lanaro cherche un petit boulot pour travailler pendant ses vacances d’été et se faire un peu d’argent de poche. Il cherche un job de barman… on lui propose un poste… d’ingénieur du son ! Et voilà comment démarre carrière exceptionnelle.

Mick Lanaro raconte : « Dans un premier temps, ma carrière d’ingénieur du son, quand je suis entré dans les studios Barclay, m’a permis de rencontrer des gens comme Jacques Brel qui a été dans les tous premiers artistes que j’ai eu l’occasion d’enregistrer. Ensuite, Léo Ferré et puis Jean Ferrat, Charles Aznavour… donc effectivement ma carrière de jeune ingénieur m’a fait découvrir des personnalités artistiques extraordinaires. Ensuite cette carrière s’est prolongée jusque dans les années 80 où là, les artistes que j’enregistrais étaient devenus des clients. Et puis des artistes que petit à petit j’ai commencé à produire quand j’ai décidé de profiter d’une autre chance qui m’était offerte : celle de devenir producteur de disques ».


Un producteur à succès

On lui doit donc de nombreux succès comme Un homme Heureux, Casser la voix, Nougayork. Des chansons qui sont entrées au Panthéon de la chanson Française. Au fil des pages de son livre, Mick Lanaro révèle ce qui se passait dans la pénombre des studios d’enregistrement, la spontanéité de Barbara, l’angoisse de Jacques Brel, l’inquiétude de Johnny Hallyday pour ses intérêts…

On découvre également le rôle décisif qu’il a joué dans la carrière de Patrick Bruel, et surtout comment il a orchestré le retour gagnant de Claude Nougaro. Mick Lanaro revient sur les plus beaux moments de sa carrière : « Il y a des tas d’artistes avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir mais le premier artiste que j’ai produit c’est Bernard Lavilliers avec qui on a fait un album que je trouve toujours magique : «Voleur de feu ».

Le producteur poursuit : « Ensuite il y a eu William Sheller avec qui on a fait plusieurs albums puis Claude Nougaro avec qui j’ai vécu une histoire incroyable ! Claude, je le connaissais quand j’étais ingénieur du son. Et puis il s’est fait virer de sa maison de disques. Désespérément sa famille cherchait une solution, et la solution, et bien moi je la propose en lui disant : « Il faut qu’on aille à New York enregistrer un album et il faut qu’on change tout ! ». Et ça a donné Nougayork ! ».


Au fil des pages, Mick Lanaro livre aussi les secrets de son métier et donne son point de vue sur une industrie musicale qui, selon lui, peine à se renouveler et dans laquelle il finit par ne plus se reconnaître. C’est pourquoi en 2005, alors qu’il est âgé de 60 ans, il décide de s’éloigner des studios, de ses amis, de ses artistes, et de ses emmerdes…


SS

Mick Lanaro « Mes amis, mes artistes, mes emmerdes », est paru aux Editions du Moment.