Niagara : une référence du rock français

Plus de 20 ans après la séparation des membres de Niagara, leurs tubes continuent de nous trotter dans la tête. Retour sur la carrière de ce groupe français, référence des années 80 et du début des années 90.

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Une première période très pop

D’abord composé de Muriel Moreno, Daniel Chenevez et José Tamarin, le groupe se crée en 1982 et prend deux ans plus tard le nom de Niagara, d’après le célèbre film mettant en scène Marilyn Monroe. Issu de la vague musicale rennaise du début des années 80, comme Étienne Daho ou le groupe Marquis de Sade, Niagara se fait d’abord connaître pour ses chansons pop-rock et new wave. Parmi les tubes de l'été 1985, leur premier 45 tours "Tchiki Boum" reste classé six mois dans le Top 50 et révèle le groupe. Les deux singles suivants "L'Amour à la plage" et "Je dois m'en aller" finissent d’installer Niagara en haut des charts.

Une deuxième plus sombre et engagée

En 1986, le groupe voit le départ de José Tamarin, mais il s’appuyait déjà principalement sur la voix et la personnalité de Muriel Moreno ainsi que sur les clips vidéo loufoques réalisés par Daniel Chenevez. Le trio devenu duo prend cependant un virage beaucoup plus rock dans les années 90, avec notamment la sortie des tubes engagés "J'ai vu" et "Pendant que les champs brûlent" qui seront censurés par les radios en 1991 pendant la guerre du Golfe. Le duo se sépare en 1993 (Muriel Moreno et Daniel Chenevez se lançant chacun dans une carrière solo au succès plus confidentiel) mais Niagara aura connu le succès, peu importe le style de musique adopté, ses quatre albums studio ayant été certifiés disques d'or.