Une décennie politique pavée d'embûches

En politique, l'évolution des mœurs et les revirements sont progressifs.

© Nostalgie
En 1960 un jeune sénateur démocrate du Massachusetts, un certain John Fitzgerald Kennedy est élu président des Etats-Unis aux dépends de Richard Nixon
Deux ans plus tard, Marilyn Monroe, vêtue d'une robe-fourreau en gaze de soie rose, parsemée de strass lance au chef d'état le désormais célèbre "Happy Birthday Mister President". 

Le cosmonaute soviétique, Youri Gagarine a, lui, déjà effectué le premier vol dans l'espace en 1961. 
La même année, le mur de  est érigé séparant la partie sous contrôle soviétique de celle contrôlée par les Américains. 

En 1962, le général de Gaulle échappe à l'attentat du Petit Clamart, perpétré par l'Organisation de l'Armée Secrète, qui s'oppose à l'indépendance de l'Algérie. 
Dans la foulée, le général de Gaulle propose aux Français, qui l'acceptent, l'élection du président de la République au suffrage universel. 

Un an plus tard, John Fitzgerald Kennedy est, lui, assassiné à Dallas dans des conditions obscures à l'arrière de sa Cadillac. La même année, devant 250.000 personnes réunies à Washington, Martin Luther King (qui sera tué en 1968) fait un rêve, celui d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. 

En France, " le deuxième sexe ", une terminologie que l'on doit à Simone de Beauvoir qui donne ainsi une nouvelle impulsion au féminisme, poursuit sur le chemin de l'émancipation. 
Il cherche à s'imposer dans la vie sociale, culturelle et politique. 
Parmi les grandes victoires de la décennie, les féministes se targuent du vote de la loi Neuwirth sur la contraception en 1967. 
L'année suivante, les barricades sont érigées dans Paris ; la révolte étudiante est en marche. L'arrivée de Georges Pompidou jette un pavé dans la mare des gauchistes. 

Caroline LEBENBOJM