Véronique Sanson, la liberté comme fil conducteur

Véronique Sanson est une chanteuse très appréciée des Français notamment pour son franc-parler. Au cours de sa carrière, elle n’a jamais renoncé à ses convictions, et a su rester libre comme l’air.

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Véronique Sanson : aborder tous les sujets, même les plus délicats

Pour Véronique Sanson, la musique et la chanson ont toujours été un exutoire. On se souvient de son titre "Allah", en 1989, et de la polémique qui s’ensuivit. L’artiste y abordait le sujet houleux du fanatisme religieux. Plus récemment, en 2016, elle n’a pas hésité à faire preuve d’esprit critique face à la religion catholique avec la chanson "Dignes, dingues, donc". Sur une autre thématique, elle a aussi chanté sur les blessures amoureuses des femmes. Et, dans les années 70, ce n’était pas quelque chose de commun. Elle est d’ailleurs une des rares auteurs-interprètes-compositeurs féminines, avec Barbara et Françoise Hardy, à avoir osé s’exprimer sur le sujet. C’est avec l’album "Amoureuse" que la jeune chanteuse débute sa carrière en 1972. Son public découvre alors une femme qui livre ses blessures amoureuses, et qui exprime son besoin de liberté avec "Besoin de personne". Sur scène, elle s’impose comme une femme émancipée, dans un pays où la femme n’est malheureusement pas encore l’égale de l’homme.

Véronique Sanson : libre et indépendante

Sa liberté et son indépendance, Véronique Sanson y tient. C’est d’ailleurs ce besoin viscéral qui est à l’origine de sa séparation avec Michel Berger. Avec lui, elle a travaillé sur ses deux premiers albums "Amoureuse" et "De l'autre côté de mon rêve". L’entente était parfaite, mais la chanteuse s’est sentie enfermée dans cette relation sentimentale. Elle a donc décidé de tout quitter du jour au lendemain. Elle s’est alors exilée aux États-Unis pour rejoindre son amant, devenu par la suite son mari. Et cet exil a été salvateur pour elle, puisque ces années aux États-Unis ont été très prolifiques au niveau de la création musicale. Côté professionnel, elle a toujours tenu à garder son libre arbitre dans ses choix. Pour préserver cette liberté, la fuite a été, pour elle, le meilleur de tous les remèdes, et ce, dès l’enfance. Durant ses jeunes années, elle a toujours aimé faire l’école buissonnière. Alors qu’elle était dans un pensionnat en Écosse, elle a même été jusqu’à fuguer pour échapper aux contraintes du quotidien.

Véronique Sanson : se libérer de l’addiction

Son goût de la liberté lui a été très utile, notamment pour combattre une addiction. Dans les années 2000, elle a, en effet, été aux prises avec un problème d’alcool. C’était un moyen de fuir une vie exigeante et parfois difficile. Mais Véronique Sanson ne supportant pas la dépendance a trouvé la force et le courage de se libérer de l’alcoolisme. Un problème qui est maintenant loin derrière elle. Avoir la liberté comme fil conducteur dans sa vie peut évidemment faire des miracles. Aujourd’hui, Véronique Sanson a trouvé son "Paradis blanc", et est toujours aussi libre. Cette liberté paraît dans toutes ses créations, pour le plus grand bonheur de ses fans.