Woodstock : la naissance d’un mythe

Un festival savamment organisé

© nostalgie
Aux prémices du projet se trouvent John Roberts et Joel Rosenman, deux new-yorkais à la recherche d’un bon investissement.
Ils publient dans le New York Times une brève annonce: «  jeunes hommes avec un capital illimité cherchent des opportunités d'investissement intéressantes et des propositions d'affaires », sans se douter qu’elle déboucherait sur l’un des festivals majeurs du vingtième siècle.

Artie Kornfeld, le vice-président de Capital Records, et Michael Lang, un hippie, qui vient d'organiser le Miami pop festival, tombent alors sur l'annonce et y voient aussitôt l’occasion d’organiser un autre grand festival de musique.

Un festival savamment organisé


Tous les quatre fondent donc « Woodstock ventures » avec pour objectif l’organisation d’un immense festival de musique, misant ambitieusement sur 50.000 personnes. Leur modèle est celui du Monterey Pop et de ses "trois jours de musique" en plein air, festival qui lança le « Summer of Love » californien durant l’année1967.


Reste à trouver un site. Les organisateurs ont pour premier choix  la ville de Woodstock, où séjourne Bob Dylan . Le site de Woodstock avait d’ailleurs été choisi par Michael Lang dans l’espoir de faire venir l’artiste, alors en froid avec la mouvance hippie.

Du New York Times aux champs de Bethel


Mais face au refus de la municipalité, les quatre hommes se rabattent sur un terrain, loué à un fermier nommé Max Yasgur, sur la commune de Bethel, dans l’état de New York.
A près de 100 kms de Woodstock, le festival garde pourtant son appellation, jugée plus porteuse.

Des milliers de jeunes découvrent alors l’annonce suivante, placardés à travers le pays : « Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur ».