" Cooool "... C'était la réplique favorite de l'homme à la moto... et au Perfecto de la série à succès des années 70 " Happy days ", le tout aussi légendaire Fonzie. Il va populariser de nouveau le célèbre blouson de cuir crée au début du siècle dernier.
Un monde perfect(o)
L'histoire du Perfecto c'est Schott qui va l'écrire.
La firme américaine créée en 1915 un blouson de cuir raide et épais destiné
aux motards. Son épaisseur est doublée afin de préserver le " biker " en cas de
chute. Il possède également une fermeture à glissière sur le devant et des
pressions permettant de rabattre le col pour couper du vent.
Le blouson dispose
enfin d'un empiècement dans le dos afin de fixer la ceinture pour permettre de
maintenir le blouson sur les reins. Pour ce qui est de la couleur, le plus
souvent noire, elle se décline aussi en marron, rouge, ou bleue.
Fabriqué à
partir de 1928, sa dénomination, d'origine espagnole, est vite trouvée, ce sera
Perfecto, du nom des cigares cubains que fume le dirigeant de Schott... La
légende du Perfecto est née...
Une bande de blousons noirs
Une
légende largement entretenue par les artistes, chanteurs ou encore acteurs.
Dans les années 50, le Perfecto devient l'uniforme du rocker sous
l'impulsion d'Elvis Presley qui associe les cheveux gominés au blouson noir.
Les années 70, marquées musicalement par le punk, vont remettre le Perfecto
au goût du jour.
C'est le cas avec des groupes comme les Ramones ou le
bassiste des Sex Pistols, créateur du pogo, Sid Vicious.
Dans les années 80,
on se souvient également d'un Renaud, qui n'a toujours pas raccroché son
Perfecto, chantant une banlieue qui n'existe plus, celle des blousons noirs.
Le Perfecto sait également faire son cinéma.
Marlon Brando, alias
Johnny dans " L'Equipée sauvage " de Laszlo Benedek (1953), parade à la tête de
sa bande, les Rebelles noirs.
Le Perfecto croise également, " A l'Est d'Eden
", un certain James Dean. Le perfecto devient pour l'acteur une seconde peau.
Le Perfecto n'est pas seulement emblématique d'une époque, il incarne un
état d'esprit, toujours aussi présent, celui du rebelle qui ne s'encombre ni des
conventions ni des modes.
Caroline LEBENBOJM