"Marcia Baïla"
Derrière ses rythmes festifs et la voix théâtrale de Catherine Ringer, “Marcia Baïla” cache une réalité profondément bouleversante. Sorti en 1984 par les Rita Mitsouko, ce titre inclassable est en fait un hommage poignant à Marcia Moretto, une danseuse argentine et amie du duo, emportée par un cancer à 36 ans.
C'est précisément ce contraste entre une mélodie résolument dansante, aux influences latinos, et la crudité du texte, qui aborde frontalement la maladie et la mort, qui fait toute la force du morceau. Devenu un immense succès populaire écoulé à plus d'un million d'exemplaires et un véritable symbole des années 80, ce titre a su transformer un deuil tragique en une célébration flamboyante de la vie.
"Andy"
Andy Capp n'est autre que est le héros d'une BD britannique assez paresseux, joueur de billard. Catherine Ringer et Fred Chichin découvrent le personnage lors d'un voyage à Londres pendant la préparation de "The No Comprendo", leur deuxième album studio, et y enregistrent le titre.
Catherine Ringer confiera plus tard que la chanson a vu le jour alors qu'elle pianotait sur un clavier qui faisait "pouet" en criant "oui dis-moi oui". Une naissance singulière pour cette mélodie iconique qui a traversé les générations.
"Les histoires d'A."
Deux ans après leur révélation, les Rita Mitsouko sortent ce tube de leur deuxième album “The No Comprendo” en 1986. Co-produit par le légendaire Tony Visconti, aux commandes des succès de David Bowie, ce morceau aux influences rock et new wave prend le contre-pied des ballades romantiques traditionnelles.
Sans faire référence à une relation précise, Catherine Ringer y dresse un portrait cynique des relations amoureuses avec beaucoup de dérision en égrenant une série de prénoms d'un autre temps, le tout porté par une ligne de basse funky et une interprétation vocale toujours aussi théâtrale. Une recette mordante qui déconstruit le mythe du couple idéal pour imposer un constat devenu culte : les histoires d'amour finissent mal, en général.