Vidéo : David Hallyday : “J’avais onze ans quand j’ai entendu Requiem pour un fou. Il fait partie de moi !”
Pourquoi Requiem pour un fou compte tant pour David Hallyday ?
Le nom de la tournée n’est pas choisi au hasard : il reflète son attachement à la musique de son père, tout en offrant sa propre interprétation.
"C’est un titre fort, je me souviens encore de l’avoir entendu répéter quand j’avais onze ans. Il fait partie de mon enfance", explique-t-il. "En plus, Requiem pour un fou, je trouvais ça parfait dans l’époque de fous dans laquelle on est !"
Cette tournée est également chargée de symboles personnels. "Le Dôme de Paris, c’est une salle importante pour moi. J’y allais petit, alors y jouer aujourd’hui, c’est particulier." Plusieurs dates sont prévues dans cette salle emblématique, marquant un moment fort pour l’artiste et ses fans.
La création comme moteur
Lorsqu’on lui demande la première qualité nécessaire pour devenir musicien, David répond sans hésiter : "Déjà, se sentir comme tel. Sentir qu’on est déjà ce qu’on a envie de devenir". Pour lui, tout part de la vision et du plaisir : "Et puis, le travail, beaucoup, beaucoup de travail. Faire, faire, faire, tout le temps."
S’il reconnaît que le public voit surtout le résultat final, il insiste sur l’importance du processus : "C’est un divertissement pour les gens, mais derrière, il y a la page blanche, les sacrifices, les moments durs. Quand on aime ce qu’on fait, on ne les sent pas."
La photographie, un autre langage
En dehors de la musique, la photographie occupe une place particulière dans sa vie. "J’aime cette candeur, cette innocence, un regard, un instant volé. " confie-t-il. "J’ai toujours été ému par des clichés forts. Celui qui m’a transmis cette émotion, c’est Jean-Marie Périer. Il photographiait mes parents et m’a fait découvrir ce monde." S’il refuse le titre de photographe professionnel, il garde une approche simple et libre : "Kiffe, prends des photos, fais ce qui te fait plaisir."
Le cinéma, une autre passion
Cinéphile depuis toujours, David Hallyday a également exploré la comédie. "J’allais piquer des cassettes VHS pour regarder plein de films" raconte-t-il. Il a tourné aux États-Unis, puis en France dans Capitaine Marleau et dans la série Ardennes réalisée par Josée Dayan. "C’était une expérience formidable" dit-il avec enthousiasme.
Et quand on évoque les rôles marquants de Johnny au cinéma, il sourit : “Jean-Philippe”, quel chef-d’œuvre ! Avec Luchini, incroyable." Mais il précise aussitôt : "Je ne veux pas suivre ses traces, je veux suivre les miennes."
La musique, une évidence
Musicien avant tout, David a commencé très jeune : "Je suis batteur à la base. Je tapais sur tout ! Puis j’ai eu une batterie, un piano, et j’ai commencé à trouver des mélodies sans savoir jouer." Très vite, il a su que c’était sa voie : "J’ai su que je ferais de la musique toute ma vie. C’était évident."
S’il aime collaborer avec des paroliers, il reste passionné par le travail en studio : "J’adore le studio. C’est un laboratoire. On cherche, on teste, on recommence. Et quand ça clique émotionnellement, c’est magique."
Le plaisir avant tout
Auteur, compositeur, photographe, comédien… David Hallyday n’a jamais cessé d’explorer de nouvelles formes d’expression pourtant, il garde les pieds sur terre "J’aurais rêvé de savoir peindre. Ma fille Ilona est très douée, c’est une dinguerie ! Mais moi, non, pas dans cette vie !" plaisante-t-il.Ses débuts, il les a faits loin des projecteurs : "J’habitais aux États-Unis, on jouait dans les garages avec des copains. C’est là que tout a commencé."
Musicien dans l’âme, photographe par instinct et comédien par envie, David Hallyday reste animé par une seule chose : le plaisir de créer !