Parmi les nombreux records que compte à son actif la reine de la pop, il y a celui du plus grand nombre de titres placés en tête du classement américain des morceaux "dance club". Une performance qu'elle a construite tout au long de sa carrière et à laquelle a grandement contribué "Confessions on a Dance Floor" avec des tubes indépassables comme "Hung Up".
Incontestable reine de la nuit autant que reine de la pop, Madonna célèbre aujourd'hui ce lien charnel avec les sonorités dance club dans le digne descendant de son opus de 2005 : "CONFESSIONS II".
L'esprit des clubs new-yorkais des 80s
Pas moins de 16 titres libérateurs enchainés à la manière d'un DJ set sans interruption qui puise ses inspirations dans la house. Madonna, qui co-produit l'essentiel des titres, y multiplie les références et clins d'œil à travers des inspirations que l'on retrouve entre autres dans "Bedtime Stories" ou "Erotica".
Elle fait également un saut dans le temps sur l'énergique "Danceteria" en se remémorant ses débuts new-yorkais quand elle remettait la maquette de son premier titre "Everybody" au DJ Mark Kamins. Des débuts qui, s'ils ne sont pas encore ceux de "Holiday" ou "Lucky Star", trouvent déjà en 1982 un certain écho dans les boîtes de nuit outre-Atlantique.
Madonna version française
Côté collaborations, Madonna a fait des choix ciblés. Tandis qu'elle semble adouber la nouvelle révélation de la scène pop internationale, Sabrina Caprenter, sur le titre "Bring Your Love" , elle souligne une nouvelle fois son lien particulier au français en invitant Stromae sur "My Sins Are My Savior" pour un dialogue envoûtant qui, à l'instar de l'album, sonne comme le legs d'une artiste qui ne s'est pas contentée d'être une chanteuse de pop mais n'a eu de cesse de s'engager à travers sa musique, ses prises de position et ses provocations.
Si elle signe également deux titres avec le chanteur colombien Feid et le DJ néerlandais Martin Garrix, Madonna retrouve sa fille Lourdes sur l'avant-dernier morceau de l'album intitulé "The Test". Un dialogue mère-fille sur le poids que la célébrité a fait peser sur les frêles épaules de la petite Lola que l'on écoute autant comme une confession que comme une réconciliation.
En convoquant ses débuts dans les clubs new-yorkais, cette énergie dans laquelle elle semble toujours s'être sentie à sa place, Madonna propose un album aussi dense que passionnant qui la sacre définitivement comme la référence "dance club" ultime.