Sting : zoom sur ses albums les plus emblématiques

Après une épopée courte mais intense avec The Police et plusieurs tubes, Sting décide de voler de ses propres ailes dès 1984. Retour sur le parcours de l'artiste star à travers quatre de ses albums.

Sting : zoom sur ses albums les plus emblématiques © © Shirlaine Forrest / Getty Images

1985 : "The Dream of the Blue Turtles"

Sitôt l’aventure The Police close, Sting entre en studio pour enregistrer son premier album solo "The Dream of the Blue Turtles". Musicien blanc connu pour son style de musique pop, Sting s’entoure de musiciens noirs issus du jazz. Un contraste qui donne à cet album une couleur singulière et empreinte d’influences diverses. On retrouve ici les rythmes reggae chers au chanteur, mais aussi l’engagement politique de Sting. En pleine guerre froide, il dénonce dans "Russians" l’équilibre de la terreur entre les Etats-Unis et la Russie et utilise à cet effet un thème musical du compositeur russe Sergeï Prokofiev. Et déjà, un premier succès en France puisqu’il intègre le top 50 durant 19 semaines.

1993 : "Ten Summoner's Tales"

Après un deuxième album marqué par le jazzy "Englishman in New York" puis un troisième opus plus rock, Sting sort "Ten Summoner's Tales" avec deux de ses plus grands tubes : "Fields of Gold" ainsi que l’un des plus beaux duos de Sting, "It’s Probably Me" avec Eric Clapton. Une version alternative est d’ailleurs enregistrée afin de devenir la chanson du générique de "L’Arme fatale 3", contribuant ainsi au succès du quatrième album de Sting. L’année suivante, l’artiste proposera d’ailleurs une compilation à l’occasion du 10e anniversaire de sa carrière en solo.

1996 : "Mercury Falling"

Après son best of, ce ne sont pas les tubes qu’il faut rechercher dans "Mercury Falling", le nouvel opus de Sting. Moins pop, plus intimes, les chansons marquent par leur mélancolie, et notamment "I Was Brought To My Senses". A écouter également, un tango en français, "La Belle Dame sans regrets", seul titre du disque qui n’est pas l’œuvre de Sting mais de son guitariste Dominic Miller.

1999 : "Brand New Day"

Sting réintègre les charts avec "Brand New Day" et notamment un nouveau duo inattendu sur "Desert Rose". C’est avec la star du raï algérien, Cheb Mami, qu’il partage le micro. Avec 3,5 millions d’exemplaires vendus outre-Atlantique, l’album atteint la 9e place du Billboard 200. Il faut dire que cet opus réunit des musiciens venus d’horizons divers. On pense à Stevie Wonder qui prend l’harmonica sur le titre éponyme qui vient clôturer l’album. On pense aussi aux Frenchies qui ont été invités, Manu Katché à la batterie et la rappeuse Sté Strausz qui fait une apparition dans la langue de Molière sur "Perfect Love… Gone Wrong". Une preuve de plus de l’amour de Sting pour la France. Résultat, Sting remporte le Grammy du meilleur album vocal de pop ainsi que le Grammy de la meilleure performance vocale masculine pour la chanson "Brand New Day". Un siècle qui s’achève en beauté et qui annonce de nombreux autres succès dans les années 2000.

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