Qu’est-ce que le Disco ?

Le disco est apparu à la fin des années 60 dans les clubs de New York et de Philadelphie fréquentés par les communautés afro-américaines, latines et homosexuelles.

© Nostalgie
Les spécialistes peinent à s'accorder sur la première chanson disco de l'histoire: "Soul Makossa" de Manu Dibango, "Rock the boat" de The Hues Corporation ou "Rock your baby" de George McCrae.
Les ingrédients sont en tout cas bien identifiés : un mélange de funk, de soul et de pop, des synthétiseurs souvent associés à des cuivres et des cordes et surtout un rythme binaire très marqué. Les disques sélectionnés et remixés par les DJ n'ont qu'une fonction : faire danser. Faire danser toute une population de fêtard peu habitué à la musique noire jusque-là très communautaire.

Au milieu des années 1970, épaulée par les producteurs européens Giorgio Moroder et Pete Bellotte, Donna Summer fait éclater le genre et est rapidement couronnée "reine du disco". Le disco évolue vers  des sonorités électroniques émergentes ou des voix de légende. Les Bee Gees font partie de cette dernière catégorie. Ils vont grâce  à  "La fièvre du samedi soir" en 1977, dont ils composent les titres les plus connus ("Stayin' Alive", "Night Fever"...),  faire du disco un phénomène mondial.

Une musique universelle      
                        
Dans la foulée, la vague disco envahit les hit-parades. Chic , Gloria Gaynor , The Jacksons, Village People aux Etats-Unis, ABBA, Boney M ou Cerrone en Europe enchaînent les tubes. Les stars du rock et de la pop se convertissent à la nouvelle mode: Diana Ross , Elton John et même les Rolling Stones ("Miss you" en 1978) se mettent au disco. En France, des vedettes des yéyés, Claude François et Sheila en tête, se réinventent sous les boules à facettes.

Violemment tourné en ridicule par les amateurs de rock, le disco amorce son déclin aux Etats-Unis dès 1979. Les stars du disco disparaissent en quelques semaines des hit-parades, mais le genre influencera durablement la pop et la "dance music".