1. "Je te donne" : Jean-Jacques Goldman & Michael Jones
Sorti fin 1985, "Je te donne" est un hymne au métissage écrit par Jean-Jacques Goldman. Chanté en duo bilingue avec le Gallois Michael Jones, le titre reste 8 semaines numéro un du Top 50 et s'écoule à plus d'un million d'exemplaires. Pendant l'été 1986, la chanson devient le moment fort de la tournée de Goldman. Cette complicité sur scène donnera plus tard naissance au trio Fredericks Goldman Jones. En 1996, le groupe britannique Worlds Apart reprend le tube et décroche à son tour la 1re place du Top 50, faisant découvrir le morceau à une nouvelle génération.
2. Les démons de minuit : Images
Composé par les Toulousains Mario Ramsamy, Jean-Louis Pujade et Christophe Després, le morceau devait initialement sortir en anglais sous le titre "Love Emotion". Face aux réticences de leur entourage, ils optent pour des paroles en français écrites avec Richard Seff. Son introduction au synthétiseur et son refrain énergique ("Qui ça ? Qui ça ?") en font encore aujourd'hui un classique des soirées festives.
3. Ouragan : Stéphanie de Monaco
Écrit par Romano Musumarra (le compositeur phare de la pop des années 80) et le parolier Yves Roze, la chanson avait d'abord été proposée à Jeanne Mas, qui l'a refusée. C'est finalement la princesse Stéphanie qui l'enregistre. Ce premier single dépasse le million d'exemplaires vendus en France et connaît un succès international majeur, notamment en Allemagne et en Italie.
4. "L'amour à la plage" : Niagara
Après le succès de leur premier single Tchiki Boum, le duo rennais composé de Muriel Laporte (Moreno) et Daniel Chenevez confirme sa trajectoire avec ses "Ahou cha-cha-cha". Le clip, qui pastiche les films de plage des années 60, installe définitivement l'identité visuelle du groupe.
5. "En rouge et noir" : Jeanne Mas
Extrait de son deuxième album Femmes d'aujourd'hui, ce morceau pop-rock taillé pour les radios est co-composé avec les Italiens Massimo et Piero Calabrese. Le 45 tours s'écoule à plus de 800 000 exemplaires cet été-là, s'imposant comme le titre le plus emblématique de la chanteuse.
6. "Take My Breath Away" : Berlin
Entièrement produite et co-composée par le pionnier de la musique électronique Giorgio Moroder, cette chanson a été écrite par le parolier Tom Whitlock, qui a également signé l'autre tube de la bande originale de Top Gun, "Danger Zone" de Kenny Loggins. C'est Moroder qui choisit le groupe de New Wave américain Berlin pour interpréter le morceau. Véritable triomphe mondial à la fin de l'été 1986, le titre domine les charts internationaux avant d'être couronné par l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1987.
7. "Ville de lumière" : Gold
Après le triomphe de "Capitaine abandonné" en début d'année, le groupe toulousain Gold sort ce morceau en juin 1986. Écrit par le parolier Jacques Cardona, le titre est un hommage direct aux habitants de Beyrouth, alors déchirée par la guerre civile libanaise. Entré au Top 50 juste avant les vacances, le titre passe tout l'été dans le cœur des Français, porté par des solos de guitare et de claviers impeccables.
8. "Papa Don't Preach" : Madonna
Sorti à l’été 1986, "Papa Don't Preach" fait passer Madonna du statut de star de la pop à celui d’icône culturelle. Musicalement audacieux, le morceau mêle des arrangements de cordes classiques à un rythme pop-dance très efficace. Malgré les controverses suscitées par ses paroles, la chanson rencontre un immense succès et consolide définitivement le statut de Madonna comme l'artiste féminine la plus influente de la décennie.
9. "Ève lève-toi " : Julie Pietri
En 1986, Julie Pietri sort son hymne féministe "Ève lève-toi", extrait de son album Le Premier Jour. D'abord boudé par les radios, le titre cartonne dans les clubs de la Côte d'Azur et d'Ibiza grâce à un remix plus rythmé orchestré avec Jean-Michel Bériat et Vincent-Marie Bouvot. Ce succès en discothèque pousse les radios à le diffuser : le morceau grimpe jusqu'à la première place du Top 50 en novembre et décroche un disque d'or.
10. "Easy Lady" : Spagna
En 1986, la choriste et autrice italienne Ivana Spagna décide de chanter ses propres textes et enregistre "Easy Lady" avec des moyens modestes. Caractérisé par une ligne de basse lourde et un rythme rapide taillé pour les discothèques, ce morceau devient l'un des plus gros succès de l'été dans les clubs français. Le titre envahit les pistes de danse et lance définitivement la carrière internationale de la chanteuse.