Vidéo : Stephan Eicher : l’histoire de sa rencontre avec Philippe Djian grâce à Antoine De Caunes
La rencontre avec Philippe Djian, grâce à Antoine de Caunes
La rencontre entre Stéphan Eicher et Philippe Djian doit beaucoup à Antoine de Caunes. Au milieu des années 1980, ce dernier anime Rapido, une émission rock devenue culte, où se croisent musique, cinéma et littérature. Grand lecteur, Antoine de Caunes souhaite consacrer une émission spéciale à un écrivain et pense naturellement à Philippe Djian, alors en pleine lumière après le succès de 37°2 le matin, adapté au cinéma par Jean-Jacques Beineix.
Pour cette émission tournée à Biarritz, De Caunes demande à Djian de choisir un musicien afin de créer une rencontre filmée. L’écrivain rêve d’abord de Leonard Cohen, qu’il admire profondément, mais le projet n’aboutit pas. Djian propose alors un autre artiste : Stephan Eicher, il explique qu’il peut écouter ses chansons tout en écrivant, sans être parasité par le sens des paroles.
Le tournage à Biarritz fut chaotique : la caméra tomba en panne et les images furent inutilisables. Eicher repart, puis revient une seconde fois à la demande d’Antoine de Caunes. Cette rencontre se transforme une belle complicité et donnera naissance à certaines des Plus Grands Tubes de Stephan Eicher et se prolongera, album après album, jusqu’à Poussière d’or. "C’est grâce à ces malentendus — Gilbert Bécaud, Leonard Cohen et une caméra cassée — que cette amitié nous amène jusqu’en 2026", résume Eicher, avec humour.
Poussière d’or, un album doux et lumineux
Pour ce nouvel album "Poussière d'Or" composé de 12 chansons inédites, Stephan Eicher a fait appel à ses complices de longue date : Philippe Djian et Martin Sutter aux paroles, Martin Gallop à la réalisation (qui était déjà aux manettes du magnifique album Homeless songs). Il présente son album comme "une éclaircie, un arc‑en‑ciel, une parenthèse de douceur". Les morceaux sont simples, touchantes et pleines d’émotion, reflétant bien son style discret mais intense.
Ses origines Yéniches
Stephan Eicher a aussi évoqué ses racines Yéniches à travers l’histoire de sa famille. Sa grand-mère, qui aurait dû être stérilisée, a échappé à ce destin et s’est installée en Suisse. "Je n’ai pas grandi dans cette culture, mais ces histoires familiales peuvent résonner dans ma musique", confie-t-il, "Être Yéniche, ce n’est pas recevoir la Légion d’honneur, on range plutôt les coupettes après !".
En tournée et sur scène
L'artiste polyglotte a partagé ses dernières aventures scéniques et musicales. Dans Seul en scène, il raconte son parcours avec humour et sensibilité : " Avant, j’étais beaucoup plus chaotique, anarchiste… mais c’est moi qui voulais aller au théâtre !". Au printemps et à l’été 2021, il avait même joué sur un vrai radeau, Le Radeau des inutiles : "Le radeau est fini ! J’ai survécu !"
Pour sa prochaine tournée, il promet quelque chose de plus simple : "Peut-être que je viens seulement faire de la musique, c’est totalement révolutionnaire !" L’artiste sera en tournée en Suisse et en France, avec des concerts à Lyon, Chamonix, Toulouse ou Mérignac, et trois soirées exceptionnelles à l’Olympia de Paris les 19, 20 et 21 février 2026. Il présentera aussi son spectacle intimiste Seul en scène et participera à des festivals, dont Zermatt Unplugged 2025 avec le Swiss Orchestra.